Biba Pedron, la volonté et le travail conduisent au rêve américain !

Biba Pedron, ou comment la volonté et le travail conduisent au rêve américain !

Si vous ne connaissez pas encore Biba Pedron, je vous invite à découvrir comment, partie de rien, elle a réalisé son rêve américain et est devenue Business Coach, experte en marketing, conférencière et auteure de best-sellers. Armée d’une volonté inébranlable, elle est devenue en quelques années la “connection queen”, la reine des réseaux sociaux, aux Etats-Unis. Titulaire de prix tels que le « Top female executive » 2015 pour son excellence dans le « business coaching », ou l’« Outstanding entrepreneur of the year » 2016, Biba est régulièrement invitée à intervenir lors de conférences et sommets.

Bonjour Biba, et merci d’avoir accepté d’échanger avec nous. Quel a été l’élément déclencheur de la mise en place de votre activité actuelle ?

Lorsque j’étais enfant, j’avais comme rêve de vivre aux Etats-Unis. J’ai d’abord commencé à travailler en France, en tant que démonstratrice, puis commerciale et enfin responsable des ventes. J’ai démissionné en 1998, un vendredi soir, sans savoir ce que j’allais faire le lundi matin. J’ai donc cherché une activité que je pouvais faire de chez moi ou en voyage, avec un téléphone, un ordinateur et une connexion internet, ce que j’ai trouvé dans le télésecrétariat puis le télémarketing. Deux ans après, je suis arrivée à New-York, mais ne parlant pas anglais, je ne pouvais pas dupliquer la société que j’avais en France. Après de nombreuses lectures et recherches à la bibliothèque de Manhattan, je me suis rendue compte qu’il était très souvent question de networking et j’ai cherché à comprendre ce que c’était. Je me suis rendu à des évènements networking mais il restait toujours la barrière de la langue. Avec le temps, j’ai compris que le networking était très important pour les entrepreneurs car cela leur permettait de trouver 90% de leurs clients. J’ai donc décidé de lancer ma propre société d’organisation d’évènements de networking et j’ai obtenu mon Visa. Rencontrant un franc succès, on me demandait souvent quel était mon secret pour réussir sachant qu’à mon arrivée, je ne parlais pas anglais et ne connaissait personne. Mon coach m’a donc fait remarquer que si cette question revenait, c’est que je faisais les choses différemment des autres et que je devais le partager. C’est comme cela que j’ai commencé le coaching. Avec l’arrivée des réseaux sociaux, la même question est revenue. Les gens pensaient que je passais la journée sur les réseaux sociaux mais en réalité j’y passais que 15 min par jour. Une fois de plus, j’ai donc adapté mon activité en fonction de la demande.

En parallèle, lors de mes soirées networking, de plus en plus de français venaient me demander comment j’avais réussi à monter ma société aux Etats-Unis. J’ai donc mis en place une activité de consulting pour accompagner les entrepreneurs Français à lancer leurs sociétés aux Etats-Unis, en leur fournissant également un réseau d’experts, allant de l’avocat au comptable, en passant par le consultant pour la mise en place du business plan. Tout mon parcours a dont été construit en réaction à la demande.

As-tu rencontré des obstacles sur ton chemin ?

Ma plus grande difficulté a été de savoir comment lancer mon entreprise. Aujourd’hui, il est beaucoup plus facile de rassembler des informations grâce à Internet mais à l’époque j’étais seule. En 1998, quand j’ai voulu créer mon entreprise, je ne connaissais pas d’entrepreneurs, je n’avais pas d’exemple et j’ai du trouver les informations par moi-même. Quand je suis arrivée aux Etats-Unis, je me suis rendu compte qu’il était très commun de travailler avec des coachs, ce qu’il n’y avait pas encore en France. Mais pendant les premières années, je n’avais pas les moyens de travailler avec un coach, j’ai donc continué à me débrouiller toute seule, grâce à mes lectures et à mes recherches. A partir du moment où j’ai commencé à travailler avec des coachs et à participer à des mastermind, mon business a vraiment décollé car j’étais dans un bon environnement de travail et je côtoyais des personnes compétentes qui m’ont montré le chemin.  Une autre difficulté est de réussir à ne pas écouter les personnes qui essayent de nous décourager. Mais j’ai eu la chance de développer ma société aux Etats-Unis, où les gens sont beaucoup plus ouverts à la création d’entreprise et à n’importe quelle initiative d’ailleurs.

Que préfères-tu dans l’entreprenariat et quels conseils pourrais-tu donner aux femmes qui souhaitent se lancer ou viennent juste de créer leur entreprise ?

L’entrepreneuriat permet d’avoir une liberté totale, je peux faire ce que je veux, quand je veux et avec qui je veux ! Je peux développer mon business comme je l’entends sans avoir de compte à rendre à personne. Mon premier conseil serait de développer sa société sur un thème / une activité qui vous passionne. On est tout de suite plus motivé et déterminé quand cela est lié à une passion. Le problème lorsque l’on choisit quelque chose qui ne plait pas réellement, c’est qu’aux premiers obstacles on se décourage et on peut finir par arrêter. Ensuite, il ne faut pas chercher à démarrer une activité trop ambitieuse car vous pourriez être vite submergé et découragé. Monter sa société nécessite beaucoup d’implication et beaucoup plus de temps qu’un travail salarié. Il faut donc vraiment être prêt et surtout avoir réfléchi à comment gérer son temps par rapport à sa famille. Il faut minimum 2 à 3 ans avant qu’une société soit stable, la patience est donc le maître mot. Enfin, il faut avoir le bon état d’esprit et être prêt à faire des concessions. Quand j’ai commencé mon activité, certains moments ont été très durs financièrement. J’ai dû habiter un an dans le Bronx au milieu des cafards mais cela m’a permis de garder les pieds sur terre. Quand on sait ce que l’on veut et que l’on a un but précis, il faut savoir “descendre” momentanément pour mieux remonter. Pour finir, n’hésitez pas à vous entourer des bonnes personnes et à faire appel à des coachs spécialisés pour continuer à progresser.

Comment t’organises-tu durant la semaine ? Utilises-tu une technique particulière que tu pourrais partager avec nous ?

Je vais partager avec vous une technique que je conseille aux personnes qui suivent mon programme.  A l’aide d’un petit carnet et de stabilos, noter toutes les tâches et les interruptions pendant ces tâches sur une durée de 8 jours. Classez les activités par thème et donner une couleur à chaque thème : bleu pour Facebook, orange pour les vidéos, vert pour les activités de rédaction etc… Ensuite, demandez-vous si chaque couleur correspond à des tâches productives. Si non, étudiez dans quelle mesure vous pouvez déléguer cette tâche. Si vous pensez que vous n’avez pas le budget pour embaucher quelqu’un afin de déléguer vos tâches les moins productives, commencez par vous fixer un budget par mois. Par exemple, j’ai commencé avec un budget de 50€/mois, ce qui correspondait à 5h où je pouvais déléguer et donc me consacrer à des tâches plus importantes pour le développement de ma société, comme la communication ou la prospection de clients. Ensuite, en fonction de ces couleurs, n’hésitez pas à noter des blocs horaires dans un agenda et à vous obliger à vous donner des “rendez-vous avec vous-même”. C’est aussi important que les rendez-vous avec les clients. Gardez dans cet espace des créneaux modulables si vous avez besoin de rattraper du temps ou finir une tâche. En faisant cela pendant 3 mois, vous allez prendre l’habitude de cette organisation pour ne rien oublier et arranger votre temps en fonction de vos “to-do”.  

Comment réussis-tu à concilier vie personnelle et vie professionnelle ?

Depuis toujours, ma priorité est mon business. Mon métier me plaît, je n’ai donc pas l’impression de travailler. Aussi, je suis célibataire, ce qui facilite les choses. Je ne prends jamais de vacances car, habitant à Miami, j’ai toujours le soleil et la mer pas loin (Rires)Depuis l’année dernière, mes priorités ont quelque peu changé afin de consacrer plus de temps à mes parents. J’ai donc adapté mes horaires et ma façon de travailler, je peux facilement adapter mon emploi du temps à mes besoins.

As-tu une ou plusieurs femmes qui t’inspirent ? As-tu eu un modèle féminin ?

Oprah Winfrey est une source d’inspiration car elle est pour moi l’exemple ultime de la personne qui n’est partie de rien avec certains handicaps et qui au final a très bien réussi. Ali Brown est également quelqu’un que j’admire beaucoup, c’est elle qui a ouvert la porte aux femmes coachs aux Etats-Unis. Elle a été mon coach pendant plusieurs années ; je me retrouve toujours dans ce qu’elle fait. J’ai toujours rêvé de devenir la “Ali Brown française” (Rires). J’ai eu la chance de pouvoir passer une journée entière avec elle car nous n’avions jamais échangé directement et cela a été une révélation pour moi car je me suis rendue compte que j’avais été pionnière sur beaucoup de choses.

Pour finir, peux-tu nous donner un slogan avec “Ose vivre” ?

Ose vivre le moment présent !

Portrait inspirant de : Biba Pedron, Business Coach, experte en marketing, conférencière et auteure de best-sellers, présenté par @Ose Vivre.

Ludivine Gustave
Ludivine Gustave

Ludivine Gustave est fondatrice de Madizy Management et du blog/magazine osevivre.com, conférencière et depuis peu mentor au sein du réseau des Femmes Chefs d'Entreprises Belgique. Avec deux Masters en Gestion et Management des Entreprises et en Intelligence Economique, elle intervient pendant plusieurs années en France puis en Belgique auprès de firmes et PME comme consultante. Lire plus

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