Virginie Sainsily, le nouveau visage du JT de BFMTV

Passionnée de journalisme depuis sa plus tendre enfance, Virginie Sainsily est la nouvelle présentatrice du JT sur BFMTV pendant l’été. Originaire de Guadeloupe, la jeune femme de 28 ans a su saisir toutes les opportunités qui se sont présentées à elle pour passer de derrière à devant la caméra sur BFMTV. Sa motivation, son dynamisme et sa soif d’apprendre l’ont menée aujourd’hui à ce poste tant convoité de présentatrice du JT sur la “première chaîne info de France”.

Bonjour Virginie, merci d’avoir accepté de répondre à nos questions à quelques jours de ton arrivée aux commandes du JT de BFMTV. Peux-tu nous parler de ton parcours et de la façon dont tu es arrivée à obtenir ce poste de présentatrice du JT ?

J’ai grandi en Guadeloupe jusqu’à mes 18 ans puis j’ai quitté l’île pour effectuer des études de Droit et Sciences Politiques à Paris. Après l’obtention de ma licence, j’ai tout de suite intégré l’ISCPA, une école de journalisme, puis j’ai suivi une formation en alternance au CFPJ. J’ai démarré en Israël au sein de Guysen TV (devenue I24 News), j’y ai travaillé plusieurs mois en tant que chroniqueuse en plateau. J’ai ensuite enchaîné à Guadeloupe 1ère, où j’ai présenté des rubriques sur le Tour cycliste de la Guadeloupe et celui de Marie-Galante. De retour à Paris, j’ai travaillé au Grand Journal de Canal Plus puis dans l’émission « C à vous » sur France 5. Mais l’étranger me manquait, alors je suis partie plusieurs mois en Thaïlande pour écrire des articles sur l’actualité de l’Asie du sud-est ainsi qu’à Miami. Ces expériences à l’étranger ont été très enrichissantes pour moi car elles m’ont permis de perfectionner mon anglais, de découvrir l’actualité internationale, de m’ouvrir l’esprit et de voir ce qui se fait ailleurs.

Depuis 2014, je suis reporter pour la chaîne BFMTV, et notamment sur des sujets internationaux. Ce que je préfère, c’est couvrir des zones “sensibles” car je pense qu’il est du devoir des journalistes de raconter le quotidien de ce ceux qui vivent la guerre, la crise… qu’elles soient politiques, économiques ou sociales. Pour ce qui est de cette nouvelle aventure de présentatrice du JT, j’ai passé le casting et j’ai été prise. J’adore le terrain, mais présenter le journal est une opportunité qui me permet de rajouter une corde à mon arc. C’est un exercice que je ne connais pas, j’ai déjà été chroniqueuse mais je n’ai jamais fait de présentation. L’actualité est plus calme l’été donc j’aurais le temps de m’adapter. Il est vrai que je me suis posée beaucoup de questions, me demandant si j’allais être à la hauteur, si j’avais les épaules pour, mais j’ai l’habitude de sortir de ma zone de confort et ce n’est pas parce que j’ai peur que je n’ai pas envie d’explorer et de me lancer.

Quelle est ta plus belle réussite et quels ont été les freins que tu as rencontré durant ta carrière ?

Ma plus belle réussite a été de rentrer chez BFMTV ; c’est une chaîne qui me correspond car elle est dynamique, jeune et n’a aucune couleur politique. J’ai commencé en CDD en alternance et j’ai eu la chance d’être embauchée à la fin. J’ai commencé avec une caméra à la main et maintenant je présente le JT : je suis très contente d’avoir pu progresser de cette façon. Le plus grand frein dans l’exercice de mon métier est la méfiance grandissante des gens vis-à-vis de la presse. Lors de mes débuts sur BFMTV, nous étions très bien accueillis dans la rue mais maintenant on ressent une certaine méfiance et ils nous arrivent de nous faire insulter. C’est assez compliqué de pratiquer ce métier en ce moment mais j’espère que ce n’est juste qu’une mauvaise période. Je n’ai jamais eu aucune difficulté particulière en tant que femme dans mon métier. Je sais qu’il y a des problèmes de parité et de salaires dans certains secteurs comme la politique ou les médias mais je ne l’ai personnellement jamais ressenti. Chez BFMTV, rien n’est accordé ou refusé parce que l’on est une femme, que ce soit à la rédaction ou sur le terrain.

As-tu justement des conseils aux femmes qui auraient peur de ces problèmes de parité ?

Que l’on soit un homme ou une femme, on est avant tout des êtres humains et on ne doit pas s’empêcher d’exercer un métier ou réaliser un projet parce qu’on est une femme. Le fait d’être une femme ne doit pas être une barrière mentale ou psychologique. Dès lors que l’on est passionné et motivé, rien ni personne ne doit pouvoir nous arrêter.

Arrives-tu à trouver l’équilibre entre ta vie professionnelle et ta vie personnelle ?

Si seulement j’avais la clé (Rires) ! Je suis souvent en mission, je ne vois pas beaucoup mes amis et je ne suis pas souvent dans mon appartement à Paris. Ma vie personnelle en pâtit beaucoup ! Je suis beaucoup moins invitée aux anniversaires ou aux soirées car il m’arrive souvent de devoir annuler au dernier moment pour partir en mission. Il y a deux types de profil : ceux qui se mettent à fond dans le travail et mettent le reste de côté et ceux qui s’investissent un peu moins, qui temporisent et trouvent un équilibre. De mon côté, j’ai plutôt le profil n°1. Je ne fais pas grand chose pour trouver l’équilibre car mon travail est omniprésent dans ma vie. Quand je ne travaille pas, je fais des activités “basiques”, comme aller au cinéma, au théâtre ou boire un verre avec des copines. J’aime aussi la lecture. Je donne un peu l’impression de ne pas avoir de vie mais comme j’adore ce que je fais, je n’ai pas l’impression d’aller travailler, je suis complètement épanouie. Je me retrouve totalement dans le slogan de Ose Vivre : “allier passion et business” 🙂

Où te vois-tu dans 5 ans ?

Je n’ai pas de feuille de route précise. Mon parcours a été guidé par les opportunités qui se sont présentées à moi au fur et à mesure. Lorsqu’une opportunité se présente, je l’analyse et je fonce. Je ne peux pas réellement savoir où je serai dans 5 ans car je suis intéressée par beaucoup de domaines et je peux changer d’avis assez souvent. Je vis au jour le jour et je profite de ce que je fais à l’instant T. Dans l’idéal, j’aimerais devenir grand reporter et aller sur des terrains compliqués mais on verra où la vie me mènera.

As-tu des modèles féminins qui t’inspirent ?

Anne-Sophie Lapix, la remplaçante de David Pujadas au JT de France 2 est une personnalité que j’admire beaucoup. J’ai eu la chance de la rencontrer lors d’un stage sur « C à Vous », lors de sa première année. C’est une personne très accessible, sympathique, avec un vrai sens de l’humour et qui fait preuve de beaucoup d’humilité. Pour moi, il n’y a pas d’autres façons d’être en tant que journaliste et je me dis que c’est comme cela que j’aimerais devenir. Elle a beau être connue et reconnue dans son travail, elle n’en reste pas moins très humaine. Il y a peu de personnes qui m’ont fait cet effet là et je garde un très bon souvenir de cette collaboration.

Pour finir, aurais-tu un slogan avec “Ose Vivre…” ?

Je dirais, “Ose Vivre de ta passion et donne-toi les moyens d’y arriver !”

Portrait inspirant de : Virginie Sainsily, journaliste et présentatrice du JT de BFMTV, présenté par @Ose Vivre.

Ludivine Gustave
Ludivine Gustave

Ludivine Gustave est fondatrice de Madizy Management et du blog/magazine osevivre.com, conférencière et depuis peu mentor au sein du réseau des Femmes Chefs d'Entreprises Belgique. Avec deux Masters en Gestion et Management des Entreprises et en Intelligence Economique, elle intervient pendant plusieurs années en France puis en Belgique auprès de firmes et PME comme consultante. Lire plus

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