Les Wonderful Women et Florence Blaimont

Wonderful Women, le premier réseau en Belgique des femmes porteuses de projets !

Passionnée par la création d’entreprises et experte en développement personnel et professionnel, Florence Blaimont dirige le réseau des Wonderful Women. Ce réseau s’adresse aux femmes porteuses de projets : qu’elles soient bénévoles, volontaires, mamans, dynamiques, dans une start-up, entrepreneures ou cadres ! La mission des Wowo’s ? Dire aux femmes qu’elles ont du talent et qu’elles peuvent le déployer peu importe leurs objectifs, leurs origines, leurs âges ou leurs projets ! Entretien avec Florence Blaimont, jeune femme dynamique, ambitieuse et qui aime la vie et l’entraide.

Bonjour Florence, merci de nous accorder du temps pour réaliser ce portrait inspirant. Peux-tu nous parler de ton parcours et nous dire comment tu es arrivée à lancer le réseau Wonderful Women ?

J’ai toujours aimé la vente, le marketing, la psychologie et les études de comportement pour comprendre pourquoi les gens font certaines choses ou non. J’ai aussi toujours eu l’ADN d’entrepreneure dans le sang. Enfant, j’aimais déjà les émissions de débats et voir les personnes échanger autour d’un sujet, s’entraider, se donner des conseils. Les premiers livres que j’ai lus lorsque j’étais adolescente tournaient beaucoup autour du développement personnel comme “Ne vous noyez pas dans un verre d’eau” ou encore “La méthode Coué”. Lorsque j’ai du choisir mon orientation, je ne savais pas vraiment vers quoi me diriger car mon métier idéal n’existait pas. Ce dont j’étais sûre c’est que je voulais inspirer les gens, écrire un livre et je m’imaginais déjà cheffe d’entreprise.

J’ai donc étudié le marketing et j’ai commencé à travailler dans des grandes sociétés mais très rapidement j’ai su que cela ne me correspondait pas. Au bout de 3 ans et demi, j’ai décidé de lancer ma propre activité. Au fur et à mesure de mon parcours, j’ai su que j’aimais être le leader, travailler en électron libre, voir les résultats de chaque action rapidement et être impliquée à tous les stades d’un projet ; ce que le travail en entreprise ne permet pas toujours. Dans les start-up, chacun peut donner son avis et tout le monde participe : c’est vraiment très enrichissant.

J’ai commencé mon parcours d’entrepreneure en devenant coach mais au moment de mon divorce il y a 3 ans, j’avais moins de motivation pour faire de la vente, relancer les clients ou faire le suivi administratif. J’ai donc pris une mission pour me donner le temps de réfléchir. Quand la motivation est revenue, certains de mes amis m’ont conseillé d’ouvrir un club d’affaires pour femmes. Au début, j’étais un peu réticente car je voyais un groupe de femmes qui allaient se tirer dans les pattes ou bien des évènements un peu trop formels et ennuyeux.

Le réseau Wonder Women existait déjà et je l’ai racheté il y a un an et demi. J’ai signé une charte de reprise en assurant que j’allais perpétuer les trois missions du réseau : donner de la visibilité aux femmes car elles restent peu présentes dans les médias et dans les postes à responsabilité, partager et s’entraider grâce à une communauté et enfin favoriser l’apprentissage. Chaque membre du réseau a quelque chose à transmettre ou à apprendre, c’est pour cela que nous proposons des formations et des masterminds. Nous voulons promouvoir la femme en tant qu’experte et notamment dans les secteurs trop souvent qualifiés de masculins comme la finance ou l’IT.

Finalement, mon parcours est assez fluide et j’ai suivi une trajectoire assez claire depuis mes études en marketing jusqu’à maintenant.

Quelles ont été tes plus grandes difficultés et tes plus belles réussites ?

Je pense que ma plus grande difficulté de ces dernières années a été de me relever d’un divorce pénible avec un enfant à charge, des dettes et une maison entière à entretenir. La loi belge ne protège pas les femmes ni les femmes mariées. Je devais payer une maison entière alors que je n’étais propriétaire que de la moitié et verser un avantage locatif à mon ex-mari. Cela a été une période très difficile aussi bien moralement que financièrement. Il faut vraiment que les femmes gardent à l’esprit qu’elles doivent être indépendantes financièrement. C’est vraiment cette période de ma vie qui m’a sensibilisé à la cause des femmes. Au départ, je vivais sur mes économies et ensuite j’ai dû être créative pour trouver des solutions et c’est à ce moment-là que j’ai repris le réseau appelé Wonderful Women ou Wowo’s. Pour moi, échecs et réussites représentent la même chose. Le fait d’avoir divorcé m’a amené à une réussite. Cela m’a permis de devenir une véritable experte au niveau du droit (Rires) et de ne plus avoir peur de tout ce qui est légal. Maintenant, je relativise lorsque je reçois une lettre concernant un problème légal et sans le divorce je ne serais sûrement pas arrivée là.

Il y a deux choses qui me rendent vraiment heureuse dans ce beau projet des Wowo’s. La première c’est d’avoir pu créer et développer cette communauté avec des femmes de tout âge, de tout horizon et de toute origine. J’apprécie vraiment de voir tous ces échanges, leur manière de se conseiller, de travailler ensemble, le fait que certaines démarrent une activité ou écrivent un livre, qu’elle se répondent sur le groupe Facebook ou que d’autres passent à un niveau supérieur grâce aux femmes de la communauté. C’est comme si on multipliait une énergie grâce aux multiples talents de chaque membre de la communauté.

Je suis également comblée grâce à l’équipe qui m’entoure. Nous sommes toutes axées sur le développement personnel et professionnel, certaines lisent, d’autres regardent des documentaires pendant les pauses, chacune a son talent. Il n’y a pas très longtemps, nous faisions un exercice de gratitude avec toute l’équipe et nous étions unanimes sur le fait que c’était très agréable de travailler ensemble et une réelle chance. L’équipe est une vraie force, on le paye forcément lorsque l’on s’entoure mal. Il est clair que l’on perd du temps et de l’argent lorsque l’on doit repasser après tout le monde. Lorsque l’on engage quelqu’un, il faut être sûre que cette personne aime ce qu’elle fait, qu’elle est dans son talent, pour avoir une implication maximale dans son travail. Ensuite, on peut aussi voir d’autres talents émerger : par exemple, notre graphiste s’intéresse beaucoup à la vente et souhaite m’accompagner à certains rendez-vous, ce qui est bénéfique pour tout le monde.

Que préfères-tu dans l’entrepreneuriat et quels conseils donnerais-tu aux femmes souhaitant se lancer ?

Tous les matins je me lève en me sentant libre et heureuse. C’est une erreur de se lancer dans un job sans passion. Il faut choisir un domaine qui vous tient à coeur, au-delà d’un travail il faut vraiment suivre sa passion. Mon moment préféré est le matin, j’ai vraiment envie d’aller travailler et c’est un réel bonheur. Je ne vis pas le dimanche comme un moment de déprime, je suis pressée de retourner travailler le lendemain. Mon conseil serait d’entretenir le sentiment d’urgence. Récemment, plusieurs femmes m’ont contacté pour me faire part de leurs hésitations à se lancer. Je pense que deux choses peuvent aider : prendre des décisions de manière très rapide car même si cela ne fonctionne pas, vous pourrez toujours changer d’avis. Mais également ne pas se laisser enfermer dans sa zone de confort défavorable et se trouver des excuses pour ne pas avancer comme “ce soir, je suis fatiguée” ou “il faut que je m’occupe des enfants”. Il faut se mettre dans un état d’esprit positif et dynamique.

Comment organises-tu tes semaines ?

Je m’organise grâce à une TO-DO list. Je la fais le lundi pour la semaine mais je la mets à jour tous les matins, par rapport aux urgences ; cela doit rester flexible. A côté de cette liste, j’ai également une feuille avec mes priorités. Je profite du temps que je passe dans la voiture, quand j’emmène ou récupère mon fils à l’école, pour passer des coups de fil. Cela me permet d’optimiser mon temps car on perd beaucoup de temps dans les transports.

Pour ce qui est de ma routine du matin, j’effectue la Miracle Morning Routine environ deux fois par semaine : je me lève vers 5h30-6h et j’effectue des tâches que je ne pourrais pas faire au bureau, qui demandent plus de concentration. C’est un réel moment de calme et de quiétude, où je peux travailler sans être dérangée par les enfants ou les appels, à part peut-être ceux des autres personnes qui font aussi le Miracle Morning ! Cela procure un sentiment d’accomplissement inégalable de démarrer la journée en sachant que tu as déjà travaillé. Je pratique également 5 minutes de méditation chaque matin.

Comment gères-tu l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ?

Je me réserve les créneaux 7h-8h30 et 18h-20h pour passer du temps avec mon fils. Pendant ces moments-là, je n’écris pas de mails et je ne décroche pas mon téléphone. Il me semble important que mon fils voit sa maman qui travaille, il sait ce que je fais comme travail. On doit conscientiser les enfants à la notion de travail. Lorsque j’ai vraiment un appel à passer le weekend ou que ce sont des personnes que je ne peux joindre qu’à ce moment-là, je le dis à mon fils et je lui demande un peu de calme. Lorsque je le couche le soir, je me remets au travail. Je fais en sorte de bien “répartir mes billes”, je m’implique autant dans ma vie professionnelle, que personnelle ou sociale. Je trouve que c’est une erreur pour son épanouissement de tout investir dans sa famille.

Pour finir, aurais-tu un slogan avec “Ose Vivre” ?

Ose Vivre, affronte tes peurs et fais avecOse Vivre et réalise tes rêves ! Je dirais aussi, “peu importe la Wonderful Women que tu es, tu peux déployer tes talents et réaliser tes rêves !”

Portrait inspirant de : Florence Blaimont, Présidente du réseau Wonderful Women, présenté par @Ose Vivre.

 

A l’occasion de cette interview, Florence offre 10 places aux lectrices de Ose Vivre pour participer à l’évènement pour le lancement du livre des Wowo’s ce jeudi 07 septembre 2017. Pour participer, n’hésitez pas à cliquer sur ce lien : ici .

Ludivine Gustave
Ludivine Gustave

Ludivine Gustave est fondatrice de Madizy Management et du blog/magazine osevivre.com, conférencière et depuis peu mentor au sein du réseau des Femmes Chefs d'Entreprises Belgique. Avec deux Masters en Gestion et Management des Entreprises et en Intelligence Economique, elle intervient pendant plusieurs années en France puis en Belgique auprès de firmes et PME comme consultante. Lire plus

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