Que vas-tu transmettre aujourd’hui ?

Que vas-tu transmettre aujourd’hui ?

En ce moment, un mot me suit, me poursuit et est devenu mon mot phare du moment : transmettre. Qu’est-ce que moi en tant qu’influente au foyer je transmets ? Qu’est-ce que nous transmettons ?
J’ai posé la question à un de mes enfants : qu’est-ce que tu transmets ? Après un moment de réflexion et d’interrogation sur cette mère que je suis et qui pose des drôles de questions, il m’a répondu « je crois la joie, car les gens ne restent jamais longtemps tristes quand je suis là ». Je dois préciser que mon fils est un clown-né, il aime faire rire, animer des jeux n’importe où et n’importe quand pour transformer un moment basique en un moment d’amusement. Et moi, qu’est-ce que je lui ai transmis à cet enfant ? Qu’est-ce que je lui transmets au quotidien ?

Forcément nous transmettons quelque chose à nos enfants, de manière simplement scientifique, en tout premier lieu nos gènes, notre ADN. Nous leur transmettons aussi une histoire, notre histoire familiale, celle de leurs grands-parents, d’où ils viennent. Nous leur fournissons dès leur naissance un bagage avec des histoires qui constituent leur héritage, mais aussi les traditions qu’on nous a transmises et que nous voulons aussi leur transmettre. Avec ce que nous leur transmettons quotidiennement c’est leur bagage qui s’étoffe chaque jour.

Nous transmettons tous les jours et pas seulement à notre progéniture mais aussi à notre conjoint, à notre voisin, à notre collègue à travers notre manière d’être, notre langage (verbal et non-verbal), notre exemple et à travers nos mots, bien sûr. Pensez-vous à cela le matin quand vous êtes prêtes à partir pour votre journée : qu’est-ce que je vais transmettre aujourd’hui ? Qu’est-ce que j’ai envie de transmettre ?
Et le soir : qu’est-ce que j’ai transmis ? À qui ai-je appris quelque chose ?
Et si chaque jour nous nous donnions comme première mission de transmettre quelque chose ? Car transmettre c’est passer le flambeau, c’est vouloir qu’une chose dure dans le temps et que la personne à qui nous l’avons transmise la transmette elle aussi et ainsi de suite.

Mais la transmission ne va pas que dans un sens. Qu’avons-nous appris de ceux qui nous entourent ? Qu’est-ce qui nous a été transmis ? Que m’a-t-on donné ? Parmi les choses reçues, lesquelles dois-je transmettre à mon tour ? Nous donnons mais nous recevons aussi tous les jours. Nos enfants, les enfants en général eux aussi nous transmettent quelque chose. J’apprends de mes enfants tellement de choses : de l’un, l’envie de faire mieux pour la planète ; de l’autre, le sourire ; de l’autre encore qu’il est en transmission permanente, etc… Que vous a transmis aujourd’hui votre enfant ? Votre compagnon? Une personne de votre entourage?

J’ai lu quelque part – et je m’excuse car je ne me souviens plus où – sur une personne qui, à chaque fois qu’elle faisait/apprenait quelque chose regardait autour d’elle ou réfléchissait pour savoir à qui elle pourrait apprendre cela. Faire la tarte aux myrtilles de la grand-mère et la transmettre à son enfant par exemple, lire un texte qui vous a plu et en parler autour de la table le soir, apprendre une nouvelle chose et le transmettre à son compagnon le soir autour d’un café, etc.

Je vous invite aujourd’hui, ce matin et ce soir, à regarder autour de vous et vous poser ces quelques questions :
– Qu’est-ce que j’ai transmis aujourd’hui ?
– À qui l’ai-je transmis ?
– Qu’est-ce que j’ai envie de transmettre ?
– Qu’est-ce qui m’a été transmis ?

Cela pourrait être des questions à se poser tous les jours….
Je vous souhaite de transmettre et de recevoir.

@Osevivre avec Daisy Rivero

Abonnez-vous gratuitement à notre blog-magazine pour rester informé de toutes nos prochaines publications.

Merci et à bientôt !

Daisy Rivero
Daisy Rivero

A la base, étudiante en histoire de l’art et professeur de français langue étrangère, ce sont les expériences de la vie qui l’ont enrichi et permis d’oser vivre en faisant des choix.
Elle a choisi d’accompagner son mari dans son ministère pastoral ainsi que de rester une maman au foyer pour ses 3 garçons, dont le dernier porteur de différents handicaps. Avec eux, elle a appris à relever des défis, à s’ouvrir à d’autres cultures – dont la culture de son mari, qui est mexicain – et des pays où ils ont vécu : la France, l’Italie et maintenant la Belgique.Lire plus

No Comments Yet

Leave a Reply

Your email address will not be published.